Patrick Bruel, la baguette de pain et le téléchargement sur Internet...

Le 11 Juin 2009 à 08:54

Je viens d'entendre sur Europe 1 la réaction de Patrick Bruel à propos de la censure partielle de la loi dite «Création et Internet» par le conseil constitutionnel, invité en qualité de co-signataire d'une lettre de soutien à ce projet de loi.

Au cours de cette interview, l'artiste a fait une analogie entre le téléchargement «illégal» sur Internet et le vol d'une baguette de pain chez le boulanger.

Personnellement si je devais faire une analogie entre le pain et internet, ce serait celle de la multiplication des pains par Jésus : pour nourrir la foule qui était venue l'écouter, Jésus distribua les quelques pains achetés par ses disciples ; non seulement tout le monde pu manger à sa faim, mais en plus il en resta.

Évangile selon Marc, livre 6, versets 34 − 44

Quand il sortit de la barque, Jésus vit une grande foule, et fut ému de compassion pour eux, parce qu'ils étaient comme des brebis qui n'ont point de berger ; et il se mit à leur enseigner beaucoup de choses.

Comme l'heure était déjà avancée, ses disciples s'approchèrent de lui, et dirent : Ce lieu est désert, et l'heure est déjà avancée ;

renvoie-les, afin qu'ils aillent dans les campagnes et dans les villages des environs, pour s'acheter de quoi manger.

Jésus leur répondit : Donnez-leur vous-mêmes à manger. Mais ils lui dirent : Irions-nous acheter des pains pour deux cents deniers, et leur donnerions-nous à manger ?

Et il leur dit : Combien avez-vous de pains ? Allez voir. Ils s'en assurèrent, et répondirent : Cinq, et deux poissons.

Alors il leur commanda de les faire tous asseoir par groupes sur l'herbe verte,

et ils s'assirent par rangées de cent et de cinquante.

Il prit les cinq pains et les deux poissons et, levant les yeux vers le ciel, il rendit grâces. Puis, il rompit les pains, et les donna aux disciples, afin qu'ils les distribuassent à la foule. Il partagea aussi les deux poissons entre tous.

Tous mangèrent et furent rassasiés,

et l'on emporta douze paniers pleins de morceaux de pain et de ce qui restait des poissons.

Ceux qui avaient mangé les pains étaient cinq mille hommes.

Internet, c'est le miracle de la multiplication des pains appliqué à l'information et à la culture, nourriture de l'esprit. 

Cela ne veut pas dire que les artistes ne doivent pas exister : on ne peut partager que ce qui existe. Jésus n'aurait rien pu multiplier sans un boulanger pour fabriquer et vendre le pain initial.  On ne pourra pas partager une musique si il n'y a pas eu de compositeur pour l'écrire.

Mais en dernier recours, de même que Jésus aurait tout simplement pu faire apparaître du pain, ou de la manne comme lorsque les juifs ont erré 40 ans dans le désert avant d'atteindre la terre promise, de même nous pouvons créer notre propre musique, écrire nos propres textes, tourner nos propres film, et les partager.

Élections Européennes 2009, le choix du Sporniket

Le 23 Mai 2009 à 10:35

Le 7 juin, on va désigner nos députés Européens. J'irai voter car le parlement Européens est plus soucieux des Européens que ne l'est la Comission Européenne.

L'actualité française, avec la loi Internet et Création, et l'actualité Européenne, avec le paquet Télécom, m'a beaucoup aidé pour confirmer un choix que j'avais fait depuis quelques semaines.

J'ai donc choisi de voter pour le partie "Europe Écologie", principalement parce que je crois que contrairement à ce qui se passe actuellement en France, la démarche écologique a des chances d'avancer grâce à nos élus.

Il se trouve aussi que Daniel Cohn-Bendit a joué un rôle majeur dans l'adoption de l'amendement 138 du paquet Télécom, amendement qui gêne la France, malgré ses dénégations, dans l'adoption du mécanisme de riposte graduée prévue par la loi Internet et Création.

Sources

Achat de musique non vérouillée sur VirginMega.fr

Le 12 Mars 2009 à 11:36

Les sites de vente de musiques ont finalement compris que les vérous numérique, c'est mal. Et elle vendent donc des musiques à télécharger au format MP3, donc utilisables sur tout ordinateur ou lecteur multimédia. Et même que certaines enseignes (VirginMega.fr en l'occurrence) diffuse des pages de pubs ventant la liberté retrouvée.

Je dirais Il était temps !, ça fait quand même 11 ans que j'ai numérisé mon premier album (à moi, bien sûr, pour mon usage privé).

Enfin bref, j'ai décidé de voir comment ça marche, car jusqu'à maintenant j'avais entendu dire que ce genre de sites étaient inutilisables avec Linux et Firefox. Et bien maintenant ça marche, puisque j'ai réussi à mener à bien une transaction.

Voici donc ma petite sélection pour ce premier achat :

Calogero
Si seulement je pouvais lui manquer
Danser encore
Bénabar
L'effet Papillon
Renan Luce
La lettre
Les voisines

Je souhaite que le piratage sur internet cesse...

Le 07 Mars 2009 à 01:04

Pour rappel je ne télécharge aucune œuvre depuis internet sans le consentement expresse des ayants droits.

Je souhaite que la contrefaçon via internet des produits culturels cesse.

Je souhaite que ces contrefaçons disparaissent totallement des serveurs d'échange.

Je souhaite que les usagers de ces réseaux oublient totalement l'existence de ces œuvres, de leurs auteurs, de leurs interprètes.

Je souhaite que ces œuvres restent parquées dans leur bunker numérique (DRM, AACS), où elles vivoteront dans l'oubli général, comme on a parqué les indiens d'Amériques. Qu'au contraire, les artistes bravant l'épreuve du libre partage (par exemple Radiohead, les Monty Pithon) récoltent les justes fruits de leur travail.

Je souhaite que nous nous réappropriions la culture, certe plus modeste, qui avec un instrument de musique, qui avec sa voix, qui avec un stylo, qui avec sa caméra, dans un esprit de partage.

Pour que le projet de loi favorisant la diffusion et la protection de la création sur internet (aussi connu sous le sobriquet projet de loi Hadopi ou encore projet de loi Création et Internet) deviennent un mauvais souvenir...

Comme une envie de roquefort...

Le 20 Janvier 2009 à 08:45

Les États-Unis d'Amérique ont donc rehaussé les droits de douanes sur le roquefort en rétorsion de notre refus d'autoriser leurs bœufs aux hormones. Franchement, je préfère me gaver de roquefort, et c'est pourquoi depuis cette nouvelle je me suis acheté 4 portions de 150g, et je compte bien continuer, c'est trop bon.

Au passage, j'ai découvert qu'un vin de bourgogne fruité accompagne délicieusement le roquefort.

Bon appêtit !

Mise en bouche...

Le 12 Décembre 2008 à 22:00

Ça fait un moment que je n'ai pas posté, mais je ne suis pas inactif... enfin, il m'arrive de ne pas être inactif !!

Parmi les (trop) nombreux projets en cours de réalisation, une police de caractère librement inspirée de celle utilisée par mon vieil Atari.

C'est un projet qui a eu du mal à décoller (3 tentatives avortées sur 3 ans). Mais cette année, j'ai trouvé l'outil adéquat pour créer cette police de caractères : FontForge.

Je devrais avoir fini d'ici le mois prochain, en fonction du temps que je pourrais consacrer dessus, mais je peux déjà la tester.

Nostalgie : Let's go memo v1.5g

Le 22 Octobre 2008 à 21:41

Je viens de retrouver le premier jeu que j'avais diffusé en tant que shareware : «Let's go memo v1.5g». C'est un simple jeu de mémoire pour Atari ST, on peut jouer à un ou deux, et on peut personnaliser l'aspect du jeu.

Télécharger «Let's go memo v1.5g»

Modèles de code pour Eclipse

Le 17 Octobre 2008 à 13:15

Message formatté

${:import(java.text.MessageFormat)}
// ====================================================================
// Message ${cursor}${info} : ${name}
private static final MessageFormat the${name}Message = new MessageFormat(
        ${pattern});

private static synchronized String getMessage${name}(
        ${args}) {
    Object[] args = { ${argsBody} };
    return the${name}Message.format(args);
}

Trace de niveau information

if (${cursor}${logger:var(org.apache.log4j.Logger)}.isInfoEnabled())
{
    ${logger}.info(${message}) ;
}

Entourer un code d'un test sur le niveau de log

if (${cursor}${logger:var(org.apache.log4j.Logger)}.isInfoEnabled())
{
    ${line_selection}
}

Un modèle économique pour l'industrie culturelle

Le 29 Septembre 2008 à 22:20

Parce que c'est très marrant de critiquer les majors, mais que ce n'est pas constructif, j'ai cherché pour eux un modèle économique qui tienne compte des réalité du monde. Mes hypothèses sont les suivantes :

  • Malgré les efforts méritoire des politiques bienveillants à leurs égard, le flicage des clients des fournisseurs d'accès à Internet −autrement dit les internautes− se révèlera être un flop, soit parce que les législation ad hoc n'aboutirront pas, soit parce que les internautes seront toujours plus malins.
  • Corollaire de ce qui suit, et eu égard à l'image négative qui leur colle à la peau, les résultats commerciaux seront toujours en deça des attentes. Donc de toutes les façons, il y aura moins de moyens.

Une nouvelle segmentation du marché

Indépendamment de la nature du produit culturelle, je distingue trois population, classées par ordre croissant du prix acceptable pour un produit culturel :

Les pompes
Cette population ne dépense rien, soit qu'elle n'en a pas les moyens ou qu'elle refuse de payer.
Les consommateurs
Cette population achète plus ou moins régulièrement, si on lui en donne la possibilité, et si elle en perçoit la justification.
Les amateur éclairés
Cette population est prête à mettre le prix pour acquérir plus ou moins régulièrement un produit de très grande qualité.
Plus personne ne voudra de DRM et autres vérouillage géographiques.

Une nouvelle segmentation de l'offre

A chaque population va correspondre une offre ciblée. Le principe est de fournir toutes les populations, mais celles prêtes à payer bénéficieront de produits de meilleures qualité. De plus, on n'utilisera aucun DRM ou vérouillage géographique.

Offre gratuite, qualité VHS/radio
L'idée sous-jacente de cette offre, c'est de devenir la source de référence des fichiers musicaux et vidéos qui s'échangent via internet. Ces fichiers de qualité "passables" mais légaux et gratuits contiendront des informations permettant de se procurer des versions de meilleure qualité contre paiement. Les fichiers sonore seront encodé en 44.1 khz et 128bits, les vidéos seront dans une résolution comparable à la VHS, en version originale, avec des fichiers annexes pour les sous-titres.
Offre à prix modique, qualité CD/DVD
Pour le prix d'un euro de l'heure de vidéo ou les 5 minutes de musique, les gens prêts à payer pour une meilleure qualité mais sans se ruiner auront accès à des fichier permettant de graver un CD ou un DVD, et imprimer le livret et la jacquette. Pour une dizaine d'euros, on pourra commander un package classique avec un CD/DVD pressé et un livret et une jacquette imprimé en quadrichromie le tout dans un boîtier. Les DVD pourront contenir un ou plusieurs doublages
Offre à prix élevée, qualité audiophile/haute définition
Pour une somme pouvant aller jusqu'aux centaines d'euros, le client exigeant disposera d'un média très haute fidélité. Pour le son, pistes sonores hautes résolution, large spectre, voire analogique, et multicanal, pour restituer l'ambiance d'une salle de concert, d'un orchestre philarmonique, et restituer fidèlement toutes les nuances, du pianissimo au fortissimo. Pour la vidéo, une haute résolution, un profil de couleur pour écrans calibré, des doublages, et des bonus dignes de ce nom. Enfin, le tout sera packagé dans un véritable écrin.

Les effets prévisibles possibles

L'offre sera plus restreinte, voire pauvre.

Le retour sur investissement des produits culturels restera modeste. Mais ceux qui fonctionneront seront de grande qualité, artistique ou économique.

Le manque de moyens va mener à l'augmentation de la production de courts-métrages.

Le spectacle vivant (théatre, concert), par nature moins facilement captable sur un média, va retrouver un certain engouement.

En arrêtant de battailler contre leurs clients, les éditeurs retrouveront une image positive.

Compote de pommes aux fraises

Le 02 Juillet 2008 à 23:51

Une recette à préparer la veille.

Ingrédients

Pour environ 5 à 6 ramequins :

  • 6 pommes Gala
  • 200g de fraises
  • 250g de miel

Préparation

  • Éplucher les pommes et les découper en morceaux.
  • Verser le miel.
  • Chauffer une marmite à feu vif, y verser le mélange.
  • Laisser chauffer deux minutes, puis baisser le feu et rajouter une cuillère à soupe d'eau.
  • Laisser mijoter à couvert en remuant de temps en temps et en retirant l'écume.
  • Pendant ce temps, préparer les fraises : les laver, enlever la queue et les couper en morceaux
  • Quand les pommes ont bien fondu, verser petit à petit les morceaux de fraises et mélanger, puis couvrir.
  • Au bout de 10 à 15 minutes, retirer le couvercle et laisser réduire.
  • Verser dans des ramequins propres.
  • Laisser refroidir, puis recouvrir de cellophane et mettre au réfrigérateur.
  • Servir frais.